Fiche synthétique d’appropriation sociale des NTICS au Burkina Faso :
cas de Agir pour le Développement de la Province du Nahouri

TITRE

Utilisation d’Internet dans une association de développement à l’intérieur du Burkina Faso dépourvue de connexion Internet

Sigle

ADN

Adresse

BP 11, S/C Tel 226 39 00 04 Pô, Province du Nahouri

BURKINA FASO

RESUME OU SOUS TITRE

ADN est une association créée en 1997 et a pour principaux objectifs le renforcement de la capacité des jeunes et des femmes dans la province du Nahouri.

L’usage de l’Internet par cette association s’impose par la rapidité d’information qu’elle offre et l’ADN qui n’a n’y de ligne téléphonique, ni d’accès Internet est obligée de venir à Ouagadougou, distante de 100 Km pour envoyer et recevoir son courrier en moyenne deux fois par mois.

Cet exemple montre bien la volonté des certaines ONG à vouloir utiliser Internet mais les conditions techniques ne leur permettent pas pour le moment de le faire.

MOTS CLES

Association de développement, commercialisation de produits de cueillette, beurre de karité, femmes, jeunes, préservation de l’environnement, produits gras tropicaux

E-mail :

Pioupare@moncourrier.com

LIEU 1

BURKINA FASO

LIEU 2

Europe, Afrique

CATEGORIE

ONG de développement

Commercialisation de produits gras

INFO RECUEILLIES PAR

ZIO Amélie, Yam Pukri

AUPRES DE

Piouparé Françoise, Aide psychologue, Secrétaire exécutive de l’Association.

DATE DE CREATION

1997

DATE DE L’ENTRETIEN

22 Juillet 2000

LANGUES PARLEES

Français, anglais

TEXTE

L’ADN est une association qui entreprend de multiples activités comme :

- La préservation de l’environnement

  • Animation de causeries débats entre les différentes classes sociales (jeunes, femmes, hommes).
  • Organisation d’ateliers de formation sur les mouvements associatifs, sur les produits locaux (beurre de karité) et les techniques de recherche de marché.

C’est précisément cette dernière activité qui motive l’ADN à vouloir utiliser Internet afin de rechercher des partenaires pour écouler leur production de beurre de karité.

L’association compte deux cadres et c’est l’un d’eux, la secrétaire exécutive qui utilise Internet depuis 14 mois, surtout la messagerie électronique pour ses correspondances personnelles et pour les contacts avec les partenaires de développement en Afrique et en Europe. A Pô, l’association a seulement un ordinateur pour faire du traitement de texte.

Présentement, c’est au Centre d’accès Internet YAM NET à Ouagadougou, la capitale qu’elle fréquente, en moyenne deux fois par mois. Il arrive qu’elle envoie une personne relever son courrier (elle donne ses codes d’accès), on imprime les correspondances sur papier et on la transmet cela par les transporteurs qui vont tous les jours à Pô où se trouve le siège de l’ADN.

La même procédure est enclenchée pour la réponse : rédaction sur manuscrit, transmission par les transporteurs privés, réception du courrier par un membre de sa famille à Ouagadougou qui vient donner le message à Yam Net. La Coordonnatrice de Yam Net ouvre la boîte de Françoise pour saisir et envoyer le message et la même scène recommence en cas de réponses.

COMMENTAIRE

ADN veut bien faire un site mais ne dispose pas de ressources financières pour sa création et son logement d’après la responsable.

Elle visite, si elle a l’occasion des sites d’autres associations, et des sites traitant de la formation et de l’éducation.

Ses centres d’intérêts sont les produits locaux(beurre de karité, le sésame et l’arachide) afin de voir les opportunités d’affaires.

Elle voie aussi le cours des matières grasses (cacao) pour fixer le prix de son beurre de karité. Depuis que l’on a manifesté un intérêt pour l’insertion du beurre de karité dans la fabrication du chocolat, Elle fait beaucoup attention au développement du phénomène parce qu’un grand marché s’offre aux pays producteurs de beurre de karité.

Elle tente aussi de rechercher sur le web les normes internationales pour les produits gras et surtout pour le beurre de karité.

Depuis qu’elle visite les sites Webs, elle n’a plus besoin d’aller faire des recherches dans les services administratifs (chambre de commerce du Burkina Faso) pour se renseigner sur les opportunités d’affaires à l’extérieur. Elle a aussi des réactions rapides de ses correspondants extérieurs grâce au Email.

Le fait de ne pas disposer d’Internet dans les provinces est un frein aux activités de l’ADN. Elle souhaite que l’on aide les associations dans les provinces à accéder plus facilement à Internet et bénéficier des même avantages que celles de la capitale.

Source

ADN, Province du Nahouri